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Gramain Nicolas

Auteur de la collection I-Mage-In-Air. 

Mon père était un amoureux des livres, de tous les livres. Si j’ai découvert la BD franco-belge grâce à lui, j’ai mis aussi un premier pas dans le monde des romans par le biais de sa fabuleuse collection. Mon premier choc fut la découverte de Sherlock Holmes. Je devais avoir une douzaine d’années et je com...

Auteur de la collection I-Mage-In-Air. 

Mon père était un amoureux des livres, de tous les livres. Si j’ai découvert la BD franco-belge grâce à lui, j’ai mis aussi un premier pas dans le monde des romans par le biais de sa fabuleuse collection. Mon premier choc fut la découverte de Sherlock Holmes. Je devais avoir une douzaine d’années et je compris cette fois ce que voulais dire être immergé dans un livre. Bien sûr, il y a avait les enquêtes policières passionnantes, mais j’étais également ému par l’histoire d’amitié entre Watson et Sherlock. Je verse toujours une larme quand je termine « le dernier problème » ou « son dernier coup d’archet ».

L’entrée au collège allait refroidir mon élan littéraire. Premier livre de sixième : Le Lion de Kessel. Une première partie chiante comme un discours de sénateur (de mon point de vue). Et c’était parti ensuite pour tous les grands auteurs français : Balzac, Flaubert, Hugo, Montaigne, Rabelais, Stendhal, Zola, Proust (le pire !)... J’ai eu des profs de Français qui nous ont fait beaucoup lire, mais que des vieux auteurs. Que des fresques sociales pour la plupart des œuvres étudiées. Pour un ado, je vous jure que c’est pas passionnant, surtout que leur modernité laissait à désirer. Mais j’étais quand même dans les meilleurs de ma classe en Français, de la 6ème à la première. Je lis très facilement, j’ai une bonne mémoire et je suis curieux.
Heureusement, lors des fiches de lecture que nous devions faire, je suis tombé sur Poe. Et là, révélation. Histoires extraordinaires. Le titre n’est pas trompeur pour une fois. Le père du roman policier, un univers poétique, noir, torturé. Génial. L’innocence de mon enfance s’était envolée et découvrir ce maître de l’analyse de la perversité humaine allait guider mes futurs pas d’écrivain. La part d’ombre, explorer son côté noir, m’a toujours attiré. Il y avait là une vérité que l’on cachait aux enfants.
Et puis en cherchant d’autres livres de Poe, je suis arrivé sur Stephen King. Le réduire à l’horreur serait une erreur. « Marche ou crève » est mon roman préféré de lui, j’ai rarement eu autant d’empathie pour un perso, ici le héros, et l’histoire de ces ados, obligés d’avancer ou d’être tués, trouvait l’écho attendu en moi. Une critique simple mais terriblement efficace de notre société qui correspondait à mon état d’esprit d’alors (et que j’ai toujours, ma doudou confirmera que je n’ai pas évolué...) Je vous conseille aussi « Jessie ». A partir d’un pitch minimaliste : une jeune femme se retrouve attachée à un lit suite à une partie de jambe de l’air qui termine mal, King nous livre une œuvre anxiogène au possible.
Je n’ai pas été attiré que par des sentiments angoissants (je suis pas un psychopathe ou un sociopathe, non plus, la pulsion de mort est celle des ados après tout), la littérature était avant tout pour moi un vecteur de connaissances et de rêves. En ce sens, les « Fourmis » de Werber a constitué un véritable plaisir de lecture, et j’ai lu beaucoup de ses œuvres jusqu’à cette impression de redite.
Les genres policier et fantastique/horreur avaient donc mes faveurs. Ce que je voulais d’un livre, c’est qu’il me fasse vibrer, que je sois acteur de l’histoire. C’est quand j’ai commencé à écrire moi-même que j’ai réfléchi au style, la clé pour devenir un auteur à part entière. Et puis, en terminale, avec la philo, j’avais pu aussi affiner ma réflexion, et surtout apprendre à la partager avec mes lecteurs potentiels. Si Nietzche était incontournable pour moi qui croit toujours à la recherche de la transcendance ; ce sont ses brillantes critiques de notre société qui là encore m’interpellaient. Et qui m’ont permis d'arriver à Baudrillard et sa « Société de consommation ». Ce mec était un génie : il avait deviné l’évolution de notre société trente ans en avance.
Des choses à dire, à raconter, j’en avais, encore fallait-il donc savoir les mettre en scène. Se trouver un style. Au début, c’était trop scolaire, mais c’est en lisant Bukowski (découvert grâce à Robert Crumb, merci la BD) et surtout « Voyage au bout de la nuit » de Céline, que je compris que le style n’était pas qu’une recherche, c’était avant tout une mise à nu. Bien sûr, certains sont plus beaux que d’autres, mais à défaut d’être talentueux, je pouvais être sincère. 

Aujourd'hui, je suis l'auteur d'un recueil de nouvelles et de trois romans, je fais aussi des critiques et suis membre d'un jury de concours de nouvelles noires (trophée anonym’us)."

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