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Mes années croquemitaine (Papier)

Anne Feugnet

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Après avoir eu deux garçons, mes parents voulaient une petite fille sage. Raté, je fus un vrai garçon manqué et une petite peste, mais c’était pour la bonne cause : m’amuser !

Bon d’accord, voler ça n’est pas bien, surtout le curé. Dénoncer son frère pyromane non plus. Torturer de pauvres mouches innocentes ou faire du vélo sur l’aéroport, n’en parlons même pas ! ...

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Après avoir eu deux garçons, mes parents voulaient une petite fille sage. Raté, je fus un vrai garçon manqué et une petite peste, mais c’était pour la bonne cause : m’amuser !

Bon d’accord, voler ça n’est pas bien, surtout le curé. Dénoncer son frère pyromane non plus. Torturer de pauvres mouches innocentes ou faire du vélo sur l’aéroport, n’en parlons même pas ! Mais que ce soit dans ma « cité » tranquille de La Rochelle ou dans la campagne charentaise où les ancêtres nous recevaient pour les week-ends ou les vacances, tout était prétexte à découvrir la vie et faire de nouvelles bêtises, toujours en bonne compagnie ! Il n’y a qu’un seul endroit où il était difficile de s’amuser : l’école, surtout quand on est le souffre-douleur de la fille d’un notable de la ville, de surcroît chouchoute de la maîtresse. Heureusement, j’avais l’art de retourner les situations difficiles en ma faveur, ce qui me sauva ! C’était chouette la vie, du moins jusqu’à ce que mes parents commencent à parler d’acheter une maison à la campagne. Je ne voulais pas quitter mes amis moi, ni déménager, mais on ne peut pas gagner à tous les coups, je l’appris à mes dépens, l’année de mes dix ans.

144 Pages

***

J’aimais bien les vacances à la campagne, hormis pour une chose : les mouches. Chez tante Annette, comme chez tante Gaby d’ailleurs, il y en avait des millions. Malgré les moustiquaires à toutes les fenêtres, ces saletés parvenaient toujours à entrer dans les maisons. Seule parade pour en éradiquer un certain nombre, d’ignobles bandes collantes qui pendaient aux plafonds, et sur lesquelles elles se collaient les pattes et finissaient par mourir faute de pouvoir s’échapper.

Impossible de dormir le matin si on n’avait pas la tête enfouie sous l’oreiller. Ces bestioles abjectes prenaient un malin plaisir à me chatouiller les bras ou le visage dès que le soleil se levait, où que je sois, quoi que je fasse. Au début, je m’armais de tapettes à mouches et chassais les parasites volants à longueur de journée mais non seulement je les ratais mais je me faisais mal en me tapant dessus quand elles étaient posées sur moi. Je sais, j’étais un peu stupide...

Les grosses mouches sont idiotes et assez faciles à tuer (à condition de les frapper deux fois car la première ne sert qu’à les estourbir) mais les petites sont plus malines et plus vicieuses. Celles-ci devinrent pour moi de véritables ennemies lors de mes vacances en Charente. Depuis ces lointaines années, elles n’ont jamais cessé de l’être.

C’est sans doute parce qu’il était impossible de se débarrasser définitivement de ce fléau que mon sadisme légendaire se manifesta très tôt. Au début, je tuai beaucoup sans réfléchir, seul le nombre de victime comptait. Puis j’eus envie d’autre chose, c’est là que j’entrepris d’étudier scientifiquement les différentes races de mouches...